Les dunes en pays tranchais

Notre commune, installée sur un cordon dunaire entre marais et océan, possède 14 km de côtes essentiellement composées de dunes plus ou moins érodées ou urbanisées. Nous y trouvons de multiples formes de protections pour amoindrir les érosions d'origines humaine, éolienne ou marine.

De nos jours, les dunes de La Terrière sont relativement stables et couvertes de végétation (oyats, arroches des sables, panicaults, mousses..) Nos observations commenceront donc au phare, au niveau de l'écluse à poissons. Ici la côte change d'orientation. Les courants deviennent latéraux. L'écluse, en cassant les vagues à un certain niveau de la marée, participe à la lutte contre l'érosion. Nous en développerons plus longuement son rôle dans un prochain article.

       Les écluses à poissons pourraient jouer un rôle       Sur la dune, la végétation adaptée aux 

     dans le ralentissement des transits de sédiments.      variations des niveaux de sable la stabilise.

         L'érosion du rocher du Grouin provoque              Des fils lisses et des ganivelles sont posés pour

      un amoncellement de galets qui protège la dune.         protéger des érosions humaine et éolienne.

L'activité touristique peut favoriser l'érosion des dunes par la destruction de la végétation (oyats, chardons, saponaires, tamaris....), par la création de sentiers non maîtrisés dans les dunes. Des fils lisses et des panneaux "pédagogiques" sont donc indispensables.

De tout temps, l'activité éolienne créa, façonna, déplaça les dunes. Pour maîtriser l'action du vent en sa faveur, l'homme a planté la forêt de pins afin d'éviter l'envahissement des zones de culture par le sable. De nos jours, il faut maintenir ces dunes. Des ganivelles sont posées pour maîtriser le transport du sable. Dans les couloirs à vent, des grillages, des tailles de végétaux, des sapins de noël sont disposés en fonction des nécessités.

  Des pieux sont plantés "perpendiculairement" pour           Des enrochements sont présents aussi.

                     ralentir le transit de cailloux.

A la pointe de La République, nous trouvons un cordon dunaire pratiquement absent. Des aménagements "bois-paille" ont été posés pour ralentir l'érosion marine. Ce fut un lieu d'expérimentation créé avant Xynthia. L'idée de départ provient de plusieurs observations :

- les pieux de bouchots ancrés dans le platier résistent aux tempêtes,

- les végétaux enfouis dans le sable se décomposent lentement,

- des poteaux de bois d'une hauteur de plusieurs mètres ne nécessitent qu'une largeur restreinte au sol par rapport aux enrochements,

- l'écartement des pieux et la présence d'un matériau mou comme la paille amortissent la force de la vague ; par ailleurs, on peut créer un cheminement au sommet,

- les matériaux sont biodégradables.

       Les pieux sont plantés derrière un ancien              Une double rangée de pieux maintient des

      enrochement de pied de dune, ce qui évite les           troncs posés en travers.  Les galets viennent

                   affouillements destructeurs.                          se positionner entre les pieux extérieurs.

        La protection de la paille est assurée ici par            Les baches plastiques, les géotextiles sont

        des grillages en plastique très résistants.                   trop fragiles et éliminent la végétation. 

     La végétation prend racine à travers le grillage et

             contribue à stabiliser l'ensemble.

       Les ganivelles seules ne protègent pas la paille.          Sentier côtier créé avec les protections. 

          L'ensemble ne protège plus des surcotes.

 

Les protections "Bois-paille" ont des limites. Elles ne peuvent pas être implantées partout. Pour être opérationnels, les pieux doivent être fixés dans le calcaire et non dans l'argile. Il faut veiller à l'affouillement et les entretenir régulièrement.

        Les protections enrochements + murs en béton     Les épis participent au maintien des dunes en

          verrouillent le littoral.....                                          ralentissant le transit des sédiments.

En résumé, le panel de protections que nous utilisons sur notre littoral  se compose :

de plantes (oyats....), de fils lisses, de pieux transversaux, de "bois-paille", d'enrochements. Pour aller plus loin, on pourrait citer les digues en béton de la Belle Henriette et les merlons de sable.

La majorité des photos ont été prises en janvier 2022.

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